‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 116 sur 148 · Voir t. II, p · texte numérisé non relu

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travail. Mais le travail des mains était loin de leur suffire. Elles quittaient volontiers la quenouille et l'aiguille, non seulement pour transcrire des manuscrits et les orner de miniatures, dans le goût de leur temps, mais surtout pour lire et étudier les livres saints, les Pères de l'Église et même les auteurs classiques. Toutes, ou à peu près toutes, devaient savoir le latin. Elles s'écrivaient de couvent à couvent en cette langue. Quelques-unes s'étaient familiarisées avec le grec. Les unes s'enthousiasmaient pour la poésie, la grammaire et tout ce qu'on décorait alors du nom de science. Les autres se dévouaient plus volontiers à l'étude du Pentateuque, des Prophètes, du Nouveau Testament, en prenant pour guides les commentaires des anciens docteurs, et en recherchant les interprétations historiques, allégoriques ou mystiques des textes les plus obscurs^ . On a vu par ce que nous avons raconté du bouvier Ceadmon, transformé en poète et en traducteur de l'Ecriture sainte, jusqu'à quel point l'étude des textes bibliques était cultivée à Whitby, sous le règne de la grande abbesse Hilda".

1. Mabillon, Annal. BenecL, t. Il, p. 143; Lingârd, Antiquiiies, t. II, p. 193, et surtout K\rl Zell, qui, dans un ouvrage récent : Lioba und die frommen Angelsachsischen Frauen (Fribourg, 1860), a très consciencieusement traité tout ce qui touche aux études et à tout le reste de la vie des religieuses anglo-saxonnes.

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