‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 117 sur 148 · Voir plus haut, t. IV, p · texte numérisé non relu

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MOINES d'OCC, V. 18

Chaque communauté de femmes était donc à la fois une école et un atelier, et Ton ne voit aucune fondation monastique qui ne fût, pour les religieuses comme pour les moines, une maison d'éducation, d'abord pour les adultes qui en composaient le premier noyau, puis pour la jeunesse qui s'y groupait à l'enviV Ainsi se formèrent ces religieuses si bien instruites, qui, en écrivant à saint Boniface, lui citaient Virgile et ajoutaient trop souvent à leur prose des vers latins de leur façon- ; qui transcrivaient pour lui les ouvrages dont il avait besoin, tantôt les épîtres de saint Pierre en lettres dorées, tantôt les Prophètes en gros caractères, comme il en fallait à sa vue affaiblie^; qui consolaient et nourrissaient son exil par l'abondance et la beauté des livres qu'elles lui envoyaient, et parmi lesquelles il recruta ces illustres coadjutrices, que l'un de ses biographes déclarait être grandement versées dans toute science libérale% et qui apportèrent à la conversion de la Germanie un concours si efficace.

Mais l'exemple le plus souvent cité est celui de

1. C'est ainsi qu'il est dit de la fondation de saint Ciithbert à Carlisle (voir plus haut, t. IV, p. 311, 312) : « Ubi sanctimonalium congregatione stabilita.,. in profectum divinae servitutis scholas instituit. » Simeon Dunelmensis, I, 9.

2. S. BoNiFAcii etLulli Epistolœ, n" 13, 23, 148, 149; éd. Jaffé,

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