‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 126 sur 148 · Voir plus haut, t. IV, p · texte numérisé non relu

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SOUS ses lois non seulement de saints prêtres, mais encore des hommes d'un rang élevé dans la vie séculière \ Ce qui dut contribuer plus que toute autre raison à faire prévaloir un si singulier usage, ce fut sans doute la nécessité de pourvoir aux besoins spirituels d'abord des religieuses si nombreuses qui peuplaient ses monastères, puis de la population laïque répandue sur les A^astes domaines dont la fondatrice, qui était le plus souvent une princesse de la dynastie régnante, avait fait le patrimoine de sa communauté. Les prêtres et les clercs chargés de cette double mission se trouvèrent naturellement réunis, eux aussi, dans une sorte de communauté, mais soumises à l'autorité de celle qui était à la fois la supérieure spirituelle et la dame, la seigneur esse, si l'on peut ainsi s'exprimer, du territoire monastique ■ . Tous ensemble formaient une sorte de vaste famille, gouvernée par une mère à défaut de père, et où la maternité devait être la forme naturelle de l'autorité, d'autant plus que les néophytes étaient souvent admis avec toute leur descendance, témoin Ceadmon lui-même qui n'entra à Whitby qu'avec tous les siens, et ce petit enfant de trois ans que

1. Voir plus haut, t. IV, p. 258. Rappelons encore Repion, où saint Guthlac alla se faire moine, sous l'autorité del'abbesse Elfrida ; voir plus haut, p. 123 de ce volume.

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