LiiNGARD, Antiquities, 1. 1, p
Bede nous montre nourri et soigné dans la cellule
des savantes religieuses de Barking ^ .
L'archevêque gréco-asiatique, Théodore, lorsqu'il vint de Rome pour achever l'organisation de l'Eglise anglo-saxonne -, paraît n'avoir pas goûté cette institution, qui n'avait pas été inconnue de l'Orient chrétien, mais qui probablement y avait laissé des souvenirs équivoques. On a de lui un capitule qui interdit toute fondation de ce genre, tout en respectant celles qui existaient déjà ^ Mais comme tant d'autres canons et décrets, celui-ci demeura inexécuté : des communautés fondées après sa mort, comme Winbourne, étaient en pleine fleur au huitième siècle, et rien n'annonce que les doubles monastères aient cessé de fleurir jusqu'à la ruine générale des cloîtres par les Danois à la fin du neuvième siècle. Ils furent ensevelis dans cette catastrophe, et l'on n'en retrouve aucune trace dans la renaissance monastique dont le roi Alfred et le grand abbé Dunstan furent les auteurs. C'était un fruit
1. Hist. eccL, IV, 24. — IbU., IV, 8. — On rencontre plusieurs exemples de la mère et de la fille, ou de deux soeurs, vouées à Dieu dans le même couvent. Cf. Bede, V, 3.