GuiLL. Malmesbur., Vita Aldhetmi, aTp. Wharton, page
3. Maildufs burgh, d'où Malmsbury. — A quodam sancto viro denostro génère nutrilus es. Epist. Scoti anonym., ap. Giles, p. 98.
ciples, Aldhelm voulut connaître d'autres enseignements que ceux de son maître celtique. Il alla plus d'une fois à Cantorbéry ' , dont les grandes écoles monastiques reprenaient une nouvelle vie sous cet abbé Adrien que nous avons déjà tant de fois cité, et qui était venu d'Afrique (669) avec le nouvel archevêque,rAsiatiqueThéodore,pourprésideràréducation catholique des Anglo-Saxons . Cet homme éminent, qu'un historien monastique signalait encore quatre siècles après sa mort comme le maître des maîtres, la som^ce et le foyer des lettres et des arts, gagna le cœur d' Aldhelm en développant la plénitude de son intelligence. Le jeune West-Saxonne sortit des mains de ce précepteur africain qu'après avoir été pourvu de tout ce qui constituait alors l'enseignement littéraire et religieux-. Il lui en conserva pendant toute sa vie une ineffaçable reconnaissance, et se plaisait à faire dater de son séjour à Cantorbéry la A^éritable naissance de son esprit. « C'est vous, mon bienaimé, » lui écrivait-il plus tard, « qui avez été le vénérable précepteur de ma rude enfance, c'est vous que j'embrasse toujours avec l'effusion d'une ten-
1. On ne s'explique pas comment Guillaume de Malmsbury a pu attribuer la première éducation d' Aldhelm àl'abbé Adrien. Aldhelm, mort septuagénaire en 709, devait par conséquent avoir au moins vingt ans en 669, époque où Adrien débarqua en Angleterre. On constate du reste deux séjours différents d'Aldhelm à Cantorbéry.