‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 14 sur 148 · GuiLL. Malmesb., p · texte numérisé non relu

GuiLL. Malmesb., p

dresse pure, et c'est auprès de vous que je brûle du désir de retourner* . »

C'est donc à Cantorbéry qu'Aldhelm puisa cette science approfondie de l'Ecriture sainte, cet amour du grec, du latin et de l'hébreu, ces goûts et ces habitudes littéraires qui lui ont valu la première place dans l'admiration universelle de ses compatriotes. Mais ce ne sont pas seulement des contemporains tels que Bede', c'est encore d'une postérité très reculée qu'il a recueilli les hommages qui ont attiré sur lui l'attention inaccoutumée de plusieurs écrivains modernes. Je sais bien qu'il est le premier des Saxons dont les écrits nous soient restés, le premier homme de race germanique qui ait cultivé la muse latine, comme il s'en est vanté^ en s'appliquant à lui-même, tout jeune encore, les A^ers de Virgile :

Primus ego in patriam mecum, modo vita supersit,

Aonio rediens deducam vertice Musas.

Primus Idumseas referam tibi, Mantua, palmas.

Mais je ne puis m'empêcher de trouver qu'on a singulièrement surfait sa valeur littéraire. De tous les

1. Reverendissimo patri mea3que rudis infantiee venerando preeceptori... Mi charissime, quem gratia purae dilectionis amplector... Aldhelmi Opéra, p. 330, éd. Giles.

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