Bede, Hist. eccles., V
MOINES d'oCC. V. 5
des enseignements aussi précieux que divers. Parmi ceux qui l'initièrent à l'étude de la Bible, il signale un religieux formé par saint Ceadda, l'humble et fervent rival de Wilfrid, imbu par conséquent de ce qu'il y avait de plus pur et de plus irréprochable dans la tradition celtique^ ; tandis que le grec lui était enseigné par des religieux de l'école que le Grec Théodore avait fondée dans sa métropole de Gantorbéry-, et le chant ecclésiastique par ce chantre de Saint-Pierre du Vatican que le pape Vitalien avait envoyé en Angleterre avec Benoît Biscop^
Bientôt d'élève il passa maître, et au premier rang des maîtres. On voit, par divers passages de ses livres, que ses journées et ses nuits, après une part bien modique faite au sommeil, se partageaient entre les recherches et les études qu'il poursuivit jusqu'à sa dernière heure, l'enseignement qu'il distribuait aux six cents moines de sa double communauté, sans compter tous les religieux étrangers qu'il admettait à ses leçons, et la composition des ouvrages qui l'ont immortalisé. On imagine difficilement une existence plus occupée. Sauf pendant sa dernière maladie, il n'eut jamais personne pour l'aider. « Je (( suis, » disait-il, « mon propre secrétaire; je dicte.