‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 53 sur 148 · Voir t. IV · texte numérisé non relu

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2. Lingardnommo jusqu'à huit de ces rois, mais en y comprenant Eliielwulf et Canut, quisont d'une époque postérieure. Antiquities^ I, 116.

LES ROIS MOINKS. 143

vent recommencer une seconde fois, malgré les difficultés et les dangers d'un si long voyage^ .Ils y furent si nombreux que, se groupant autour de la fondation de leur roi Ina, ils donnèrent leur nom à tout un quartier, le Vicus Saxonum', situé dans le voisinage immédiat de Saint-Pierre et habité exclusivement par eux. Ils venaient, dit leur historien, se familiariser ainsi de leur vivant avec les saints dont ils espéraient être bien accueillis dans le ciel.

Mais comme il y avait de faux moines qui introduisaient jusque dans le cloître la mollesse et tous les désordres de la vie séculière, il y avait aussi de faux pèlerins que des motifs frivoles ou coupables attiraient à l'étranger : les écrivains monastiques n'ont pas manqué de flétrir les uns comme les autres.

L'humeur vagabonde des races germaniques peut bien avoir contribué, après la première impulsion d'une fervente et sincère piété, à grossir le nombre de ces pèlerins peu dévots qui scandalisaient trop souvent par leur conduite les pays chrétiens qu'ils raversaient. C'étaient surtout les femmes, même les vierges consacrées à Dieu dont les désordres ^t les chutes lamentables pendant leurs voyages à

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