‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 59 sur 148 · Voir tome 111, p · texte numérisé non relu

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160 INFLIENCE SOCIALE ET POLITIOrE

abbaye *, on ne découvre, dans toute l'histoire de la conquête de l'Angleterre par les moines, aucun vestige du christianisme des Bretons ou des Romains.

Cette extension de leur rôle et de leur influence n'avait encore été atteinte chez aucune autre nation chrétienne; mais elle ne fit jamais perdre de vue aux moines anglo-saxons la nécessité de maintenir et de garantir les conditions fondamentales de leur institut. La règle de saint Benoît apportée en Angleterre, avec rÉvangile, par les premiers envoyés du pape bénédictin saint Grégoire le Grand, avait suivi pas à pas les progrès de la propagande évangélique et de la suprématie romaine ; elle avait fini ])ar supplanter tous les usages monastiques provenant des temps ou des pays celtiques. Depuis Wilfrid jusqu'à Bede, tous les saints dont la mémoire est restée populaire, Cuthbert, Egwin, Benoît Biscop, Botulphe, Aldhelm, s'étaient signalés par leur zèle pour le maintien et la suprématie de la règle bénédictine, tout en y apportant les additions ou les modifications légères que comportaient les temps et les lieux. 11 n'y avait d'ailleurs nulle hiérarchie entre les divers monastères, nul chapitre général, et, sauf le lien formé par Wllfrid entre les neuf

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