‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 61 sur 148 · Cap. 24. Cf. Mabillon, prœf. in I sa3cul · texte numérisé non relu

Cap. 24. Cf. Mabillon, prœf. in I sa3cul

3. Cet endroit doil être Becltenham, ou, selon Hook, Bapchild, près de Sittingbournc.

4. Proœni. ms. Cantuar.^ ap. Coletti Concil., t. VIU, p. 77. — Nous parlerons plus loin de ces abbesses.

162 INFLUENCE SOCIALE ET POLITIQUE (( églises qui ont été données ou léguées pour la a gloire de Dieu, au temps des rois fidèles, mes (( prédécesseurs et mes proches, restent à Dieu pour (( toujours. Car moi, Wihtred, roi terrestre, mais (( excité par le roi céleste et enflammé par l'amour (( de la justice, j'ai appris de nos ancêtres qu'aucun (( laïque n'a le droit de s'emparer d'une église quelce conque, ni de ce qui appartient à cette église. (( C'est pourquoi nous interdisons à tous les rois, (( nos successeurs, à tous les comtes ou autres laïques, c( toute domination sur les églises ou sur leurs (( possessions que moi ou mes prédécesseurs nous c( avons données en héritage perpétuel au Christ, à (( la sainte Vierge ou aux apôtres. Quand un abbé (( ou une abbesse viendra à mourir, qu'il en soit (( donné avis à l'archevêque, et que son successeur (( ne soit choisi qu'après que la pureté de sa vie (( aura été reconnue par l'évêque. C'est au roi à « choisir les eorls et les ealdormen, les shérif [s (( et les juges ; mais c'est à l'archevêque à gouverner « l'Église de Dieu, à élire et à constituer les évêques, (( les abbés, lesabbesses, les prêtres et les diacres, (( et à les confirmer par ses bons exemples ^ . »

1. Chron. Saxon., éd. Gibson, p. 48 . — Ni Bcde niMalmsbury ne parlent de ce concile. Mais Spelman en a tiré les décrets de cinq njanuscrits divers : le double texte de ces décrets donné d'après lui, dans Coletti, t. VUI, p. 77, est beaucoup plus long que celui de la Chronique anglo-saxonne, mais ne contient rien d'essentiel en sus.

Un autre décret du même concile exempte les monastères de Kent de toute servitude séculière, de toute charge pécuniaire, et notamment de nourrir les rois et les seigneurs pendant leurs voyages ; ce qui indique que l'hospitalité monastique, toujours si généreuse et si spontanée, avait dû être cruellement exploitée par la gourmandise et la rapacité des laïques puissants '. Trois ans après (697), dans une nouvelle assemblée tenue à Berkampstead, présidée par le même roi et le même archevêque, et qualifiée de concile, bien que beaucoup d'hommes de guerre y siégeassent à côté dn clergé, la hberté de FEghse fut de nouveau garantie, avec celle de ses juridictions, de ses propriétés et de ses prières ". Ces dispositions des conciles tenus dans le royaume de Kent, sous la présidence du métropolitain, firent graduellement loi par toute l'Angleterre. Elles furent solennellement confirmées au premier concile de Cloveshoveen742, parEthelbald, roidesMercieris, qui était alors le prince le plus puissant de l'Heptarchie, et toujours, depuis sa liaison de jeunesse avec

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