BEnt:, passiin. Chron. Anyl. Saocon., et Kemrle, t. II
devaient traiter des affaires ecclésiastiques et celles qui avaient à régler les affaires séculières. Les unes comme les autres étaient réglées par le même corps et par la même occasion . Il est cependant très probable que le clergé délibérait à part, au moins préalablement, sur les intérêts spécialement ecclésiastiques, avec le concours du roi seul', et sauf la ratification de rassemblée générale. La distinction du spirituel et du temporel n'en était pas moins maintenue, en ce que les décrets dogmatiques ou disciplinaires, rédigés parles évêques seuls, étaient publiés dans les actes des assemblées nationales en tête et à part des autres décisions soumises à la sanction de l'autorité publique-.
On ne rencontre d'ailleurs dans l'histoire de ces deux premiers siècles de l'Eglise en Angleterre aucun de ces conflits entre les deux pouvoirs qui furent plus tard si fréquents, si acharnés et si prolongés. Quant aux empiétements du spirituel sur le temporel, dans la sphère de la vie nationale dont ces assemblées étaient le foyer, personne n'était alors tenté de s'en plaindre ou même de s'en apercevoir. Et cependant l'on était bien moins à même alors
1. C'est l'opinion Je Kemble, qui croit qu'il y avait peut-clrc deux, chambres, comme chez les Francs, l'une composée d'ecclésiasliqueset l'autre de laïques, mais toutes deux présidées par le roi.