BuRKE, op. cit., p
MOINES d'oCC, W 12
Telles sont les causes aussi légitimes que franchement avouées, qui portèrent tant de princes, de seigneurs et de riches anglo-saxons à se dépouiller au profit des monastères. Elles peuvent toutes se résumer dans le beau texte que l'Église propose encore chaque année à nos méditations : Conclude' mus eleemosynam in sinupauperis et ipsa exorahil pro nobis\
Mais comme toujours et partout, dans l'histoire de l'Église comme dans celle du monde, le mal surgit à côté du bien, et l'abus s'introduit en maître à l'abri de la coutume la plus salutaire. Il est certain que les libéralités faites en biens-fonds aux monastères dépassèrent les limites de la justice et de la raison : Donationes stiiltissimas, dit Bede en parlant de celles des rois de Northumbrie- . Bien que faites ou sanctionnées par l'autorité royale, de concert avec celle des parlements ou WUlcna-gemol, elles finirent par porter une atteinte grave à la sécurité publique.
On le concevra facilement en se représentant la nature de la propriété foncière chez les Anglo-Saxons. Lors de la conquête ou de rétablissement primitif de la propriété, à côté des hJot ou allods^, attribués