‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 78 sur 148 · Lots, sortes · texte numérisé non relu

Lots, sortes

aux premiers occupants, on avait réservé de vastes territoires pour le service public ou pour les répartitions à venir, dont l'usufruit seul pouvait être reconnu aux bonniics libres sous certaines conditions. C'était ce qu'on appelait le folc-land, la terre du peuple, et ce qu'on a comparé avec raison à Vagcr publicus des Romains'. On y découpait au besoin de nouveaux allods pour récompenser ou encourager de nouveaux services. C'est ainsi que Benoît Biscop, le jeune seigneur qui fut depuis le fondateur de Wearmouth et de Yarrow, avait reçu du roi Oswy un territoire convenable à son rang, qu'il n'hésita point à restituer au roi quand il se fit moine-. Ces concessions territoriales, faites soitauxlaïquesàtitre héréditaire, soit aux communautés religieuses, ne pouvaient l'être que par le roi d'accord avec ses witan, et en vertu d'une charte, d'un diplôme, qui ressemblait à un livre, d'où le nom de boc-land, ou terre donnée par hvre. Toutes les propriétés qui ne restaient pas dans le folc-land étaient ainsi désignées. Toutes les donations foncières faites à l'Église, c'està-dire aux monastères, prenaient ce nom et cette forme. Les sujets n'en pouvaient pas faire d'autres, puisque le boc-land seul était à leur disposition . Les

Page 1