Bede, Vita S. Bened., § 1, ap. Op. min. II, liO
rois pouvaient détacher un domaine de leur bocland particulier, pour en faire Tobjet d'une donation comme celle d'Egfrid à Benoît Biscop' ; mais il fallait le consentement des îvita?i pour transformer en patrimoine héréditaire ou perpétuel une portion du folc-land^.
Les terres ainsi données aux monastères étaient tout naturellement dérobées aux obligations relatives au service mihtaire, qui pesaient sur les propriétaires de tous les domaines fonciers, ainsi qu'on le voit d'après les expressions dont se sert Bede en racontant la donation faite par le roi Oswy lorsqu'il consacra sa fille Elfleda à la vie religieuse. Outre sa fille, dit l'historien, il donna à Dieu douze domaines de dix familles chacun, qui furent déchargés du devoir de la milice terrestre, afin de fournir à des moines les moyens de se dévouer à la milice céleste, en priant pour la paix éternelle de la nation^
Cette substitution des combats spirituels de la
1. ut confestim ei lerram septuaginla familiariim de suo largitus, monasterium inibi preeciperet facere. Bede, Hist. abbat., c. 4.