‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 81 sur 148 · Voir plus haut, p. 80 à · texte numérisé non relu

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nation, sans autre souci que celui de leur ménage et de leur intérêt matériel. Tantôt, la concession obtenue, on en profitait sans songer au prétexte qui l'avait motivée : et aucun monastère n'était fondé, pas même dans les conditions dérisoires dont on vient de parler. C'est pourquoi le Vénérable Bede n'hésitait pas à demander aux rois et aux évêques de procéder, avec le concours des assemblées nalionales, à l'abrogation pure et simple de toutes ces concessions frauduleuses et scandaleuses'.

Dix ans après la mort de Bede, le second concile de Gloveshove" donna raison aux doléances du grand religieux, sans apporter toutefois un remède efficace à la situation désastreuse qu'il avait signalée. Ce concile(7 i7)enjoignit aux évêques de visiter ces monastères, (( si tant est qu'on puisse leur donner ce nom, que la tyrannie de l'avarice, au mépris de la religion chrétienne, retient entre les mains des séculiers qui en sont investis, non par une ordination divine, mais par une invention de la présomption humaine'^ . » Leurs visites pastorales devaient avoir pour objet d'avertir les hôtes de ces prétendues communautés

1. Le Codex diplomaticus (n» 46) nous montre le roi Ina de Wessex reprenant les terres concédées par Cissa à l'abbé llean et à sa sœur l'abbesse Cille. « Terrain... rcipublicœ reslituit, nondum conslructo monasterio in eo, nec ullo adinodum oratorio erecto. »

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