‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 83 sur 148 · Cap · texte numérisé non relu

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aux abbés et aux abbesses de ne rien négliger pour maintenir dans leurs communautés et dans les écoles qui s'y rattachaient l'amour de l'étude, et de la lecture, comme le meilleur préservatif contre les vanités et les cupidités du monde ^ , et pour faire de leurs monastères Fasile du silence, de l'étude, de la prière et du travail-. Il réprouve et proscrit l'introduction dans les maisons religieuses des poètes, des ménestrels, des musiciens et des bouffons; puisles visites prolongées des séculiers, admis à pénétrer et à vaguer longuement dans l'intérieur du cloître; puis encore les repas somptueux et prolongés, mêlés de bouffonneries •"^; enfin et surtout ce penchant funeste à l'ivrognerie qui les portait non seulement à boire eux-mêmes avec excès, mais à forcer leurs convives laïques de boire comme eux'*.

Le concile termine cette humiliante énumération des misères que le luxe et l'opulence avaient introduites dans les cloîtres par une sorte de traité, aussi éloquent que censé, contre les fausses idées qui coni-

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