‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 87 sur 148 · Job, XI · texte numérisé non relu

Job, XI

de la conquête de l'Angleterre par les moines, et qui peuvent s'appliquer aujourd'hui à tant d'autres pays catholiques, que la faux du vandaUsme n'avait pas encore atteints de son temps.

« Ah ! si aujourd'hui Grégoire et Augustin pouvaient renaître et revoir ces contrées, quel triste regard ne jetteraient -ils pas sur les fruits de leurs travaux dévastés, les pierres du sanctuaire dispersées, et la demeure de la prière changée en demeure de la désolation? Ce n'est pas que nous pleurions l'opulence perdue de l'Eghsc ; ce ne sont pas nos monastères saccagés et renversés que les bénédictins regrettent. Non, mais nous gémissons sur le sort de nos frères arrachés du sein de l'Église cathohque et confirmés dans le schisme. Plût à Dieu que nous pussions acheter leur retour au prix de tout ce qui a pu nous appartenir jadis ! Que ne donnerait pas l'Eglise, que ne sacrifierait pas notre ordre pour gagner l'âme de nos frères, et nous enrichir de la pauvreté du Christ ^ ? »

C'était de ces rangs bénédictins purifiés par le travail et la frugalité, ou du sein d'autres ordres donnés par Dieu à l'ÉgHse pour la défendre et la consoler, que revenaient, au siècle de Mabillon, sur le sol anglais, de nouveaux missionnaires, mille ans

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