‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 94 sur 148 · Beowulf, vers · texte numérisé non relu

Beowulf, vers

MOINES d'OCC, V. 14

De là encore la grande situation faite aux reines dans tous les États de la confédération anglosaxonne. Pourvue d'une cour, d'une juridiction et d'une dotation territoriale qui lui étaient propres' , entourée des mêmes hommages, investie quelquefois des mêmes droits et de la même autorité que le souverain, sa compagne figurait à ses côtés dans les assemblées politiques et religieuses, et sa signature apparaît dans les actes de fondation, dans les décrets des conciles, dans les diplômes, suivie quelquefois de celles des sœurs du roi et autres princesses du sang royal. Associées comme les Germaines dont parlait Tacite, aux soucis, aux travaux, aux dangers de leurs époux, tantôt ces princesses, comme Ermenilda ou Mercie, prodiguaient leurs soins à la con^ version d'un royaume encore païen" ; tantôt, comme Sexburga en Wessex , elles exerçaient la régence avec la plénitude de l'autorité royale et une vigueur toute virile\ On n'a aucun exemple d'une femme qui ait

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