‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 124 sur 244 · O'DONNELL, 1. I, c. 86. — Adamn., I, 12; I · texte numérisé non relu

O'DONNELL, 1. I, c. 86. — Adamn., I, 12; I

2. O'DoNNELL, Vita quinta, 1. ii, c. 92. — Il s'agit de l'Erne, fleuve de ruister, qui se jette dans l'Océan après avoir traversé les deux grands lacs nommés Lough Erne. En souvenir de ce bienfait, l'historien nous apprend que tout le produit de la pêche faite le jour de la fête de saint Columba était abandonné au coarb, c'est-à-dire à l'abbé qui avait le premier rang parmi les successeurs du saint dans le gouvernement des monastères fondés par lui.

religieux dans toutes les contrées de l'Europe. On comprend également qu'il s'occupait avec zèle et succès de la greffe des sauvageons et de la culture des arbres fruitiers, en lisant le récit qui nous le représente, au début de sa vie monastique, dans la plus ancienne de ses fondations, Durrow, s 'approchant en automne d'un arbre surchargé de fruits nombreux, mais aigres et malsains, pour le bénir, en disant : « Au nom du Tout-Puissant, que ton (( amertume t'abandonne, ô arbre amer, et que tes (( pommes soient désormais aussi douces qu'elles (( ont été amères jusqu'ici ^ ! » Ailleurs on le voit obtenir pour ses clients des récoltes hâtives et abondantes, faire semer, par exemple, en juin, de l'orge, déjà bon à récolter en août, ce qui semblait être alors un miracle, mais ce qui n'est pas sans exemple encore aujourd'hui en Ecosse ^ Presque toujours le souvenir d'un service rendu, d'un bienfait sollicité ou spontanément conféré, se marie ainsi, dans la légende, au récit de ses miracles ou aux effusions de sa prière, et le plus souvent au profit des cultivateurs : il est évident qu'il étudiait leurs besoins et

1. Adamn., n, 2, — « Arborem plenam fructii qui erat hominibus jnutilis pree nimia amaritudine, » est-il dit dans une légende analogue d'un autre saint irlandais, Mochoënoroc. Âp. Colgan, Acta sanciorum Hibernix, p. 592.

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