New statistical accounts, cité par Rekves, p
suivait leurs vicissitudes avec une sympathie infatigable.
C'est ainsi qu'il s'occupait surtout à la guérison des maladies contagieuses qui menaçaient la vie ou ravageaient le bétail des cultivateurs de son pays. Assis un jour sur un monticule de son île d'iona, il dit au moine qui lui tenait compagnie et qui était originaire de la colonie dalriadienne : « Vois ce (( nuage épais et pluvieux qui vient du Nord; il ren- (( ferme dans son sein les germes d'une maladie meur- (( trière ; il va fondre sur un grand district de notre (( Irlande et faire naître des ulcères et des pustules « sur le corps des hommes et sur les tétines des (( vaches. Il nous faut avoir pitié de leurs maux. (( Vite donc, descendons, et dès demain tut'embar- (( queras pour aller à leur secours. » Le moine obéit et, muni du pain bénit que lui avait remis Golumba, il alla parcourir toute la région infestée par l'épidémie, en distribuant aux premiers malades qu'il rencontra de l'eau dans laquelle avait trempé ce pain bénit par l'abbé exilé que préoccupait si affectueusement le sort de ses compatriotes. Le remède opéra si bien que, de toutes parts, hommes et bêtes affluaient autour de l'envoyé d'iona, et que partout retentirent les louanges du Christ et de son serviteur Columba^.