‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 126 sur 244 · Adamn., JI · texte numérisé non relu

Adamn., JI

Toujours à l'affût des maux, des pertes, des accidents qui venaient frapper les familles ou les populations qui l'intéressaient, et que lui révélaient soit une intuition surnaturelle, soit quelque sollicitation plaintive, nous le voyons tantôt envoyer le pain bénit qu'il employait comme remède, à une sainte fille qui s'était cassé la cuisse en sortant de la messe ; tantôt guérissant d'autres femmes d'une ophtalmie avec du sel également bénit ; partout mêlant à ses courses évangéliques ou à ses autres excursions le désir et le soin de guérir tous les malades qu'on lui signalait ou qui venaient l'attendre le long de sa route pour toucher le bord de sa coule, comme le petit idiot de Clonmacnoise et comme cela se vit pendant tout son voyage à l'assemblée nationale de Drum-Geitt ^ .

Toute sa vie porte l'empreinte d'une ardente et spéciale sympathie pour les travailleurs des champs. Depuis ses courses déjeune homme en Irlande, oii il s'occupait de fournir aux laboureurs les socs de charrue et les autres outils qui leur manquaient, et de former des jeunes gens au métier de forgeron - , jusqu'aux jours de sa vieillesse où il ne pouvait plus suivre que de loin les labeurs de ses moines, ceux-ci n'en subissaient pas moins la salutaire et

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