‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 128 sur 244 · Adamn., I, 25; II, 16; m · texte numérisé non relu

Adamn., I, 25; II, 16; m

2o2 COLUMBA, PROTECTEUR DES FAIBLES

(( et je ne sais comment, d'ici au monastère, il me (( semble qu'on me les enlève des épaules ! Qu'est-ce « donc que cette merveille? » Et tous de raconter une impression identique. « Je vais vous dire, » reprit l'économe, « ce qui en est. C'est notre vieux (( maître Golumba, toujours plein d'anxiété pour « nous, qui s'inquiète de notre retard, qui se tource mente de notre fatigue, et qui, ne pouvant plus (( venir au-devant de nous avec son corps, nous ence voie son souffle pour nous rafraîchir, nous réjouir ce et nous consoler ^ . »

Il ne faudrait pas croire qu'il réservât sa sollicitude aux seuls travailleurs monastiques. Loin de là, il savait apprécier et honorer le travail laïque, sanctifié parla vertu chrétienne, ce Yoilà, » disait-il un jour aux anciens du monastère, ce voilà qu'au (c moment oii je parle, un tel, qui a été forgeron ce là-bas, au centre de l'Irlande, le voilà qui monte ce au ciel ! Il meurt vieux et il a travaillé toute sa vie, (c mais il n'a pas travaillé en vain : il a acheté, ce moyennant le travail de ses mains, la vie éteree nelle, car il dépensait ses gains en aumônes; et je ce vois d'ici les anges qui viennent chercher son ce âme". )) On conviendra que le panégyrique du travail manuel, devenu si banal de nos jours, a été

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