‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 129 sur 244 · Adamn., ni · texte numérisé non relu

Adamn., ni

rarement formulé d'une façon plus solennelle et plus touchante.

On raconte d'ailleurs qu'il fréquentait très volontiers les laïques ; pendant le cours de ses voyages, il vivait avec eux dans une libre et charmante familiarité. C'est ici un des côtés les plus attachants et les plus instructifs de son histoire. Il réclamait et recevait sans cesse l'hospitalité, non seulement des riches, mais même des pauvres, et quelquefois il la rencontrait plus facilement chez les pauvres que chez les riches. A ceux qui lui refusaient un abri il savait bien prédire un prompt châtiment : « Cet avare, » disait-il, « qui méprise le Christ dans la personne des (>. voyageurs, verra ses richesses diminuer de jour « en jour et tomber à rien ; il finira par mendier et (( son fils ira de porte en porte en tendant la main (( qui ne sera jamais qu'à moitié remplie ^ . » Chez les indigents qui l'accueillaient sous leur toit, il s'informait avec sa sollicitude ordinaire de leurs ressources, de leurs besoins, de tout leur petit avoir. Il paraît que dans ce temps-là on était regardé comme très pauvre en Ecosse quand on n'avait que cinq vaches. C'était toute la fortune d'un paysan du Loch aber chez qui Columba, qui traversait sans cesse cette contrée pour aller chez le roi des Pietés, passa une nuit et fut très cordialement reçu malgré l'in-

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