‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 134 sur 244 · Adàmn., II · texte numérisé non relu

Adàmn., II

victime de ses spoliations Tun des hôtes de Colimiba, Tim de ces pauvres gens que Tabbé avait emnchis de sa bénédiction en échange de Phospitahté que leur indigence ne lui avait pas refusée. Celui-ci habitait cette presqu'île sauvage et ainde d'Ai^dnamurchan dont la sonibre masse se dresse et se détache des flots de l'Atlantique en formant la pointe la plus occidentale de la plage écossaise. Gonmie au paysan du Lochaber', la bénédiction du missioimaire lui avait porté bonheur, et ses cinq vaches s'étaient aussi multiphées au point de dépasser la centaine . Columlia ne se contentait pas de l'avoir enrichi ; il l'avait pris en affection, lui avait même donné son nom ; et tout le monde l'appelait le Coîumhain, rami de saint Columba. Or, trois fois de suite, Joan, le puissant spoliateur de famille souveraine, avait pillé et dévasté la maison et les biens du nouveau riche, Tami de l'abbé d'Iona. A sa troisième expédition, conmie il s'en retournait avec ses sicaires, tout chargés de butin, vers le na^"ire qui Tattendait sur le rivage, il rencontra le grand abbé, qu'il supposait bien loin de là. Columba lui reprocha ses exactions et ses crimes, et le supplia d'abandonner sa proie. Le brigand continua sa route et ne répondit que par un silence implacable jusqu'à ce qu'il eût gagné la plage et se fut rembarqué. Une fois à bord de sa

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