‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 142 sur 244 · Adamn., Prxfat · texte numérisé non relu

Adamn., Prxfat

périciix, reconnaissant et implacable, facilement entraîné par la pitié comme par la colère, mais toujours dominé par une passion généreuse, et parmi ces passions, enflammé jusqu'à la tin de la vie par deux de celles que ses compatriotes comprennent le mieux, par l'amour de la poésie et l'amour de la patrie. Peu enclin à la mélancolie, lorsqu'une fois il eut surmonté la grande tristesse de sa vie, celle de l'exil ; peu porté même, sauf vers la fm, à la contemplation et à la solitude, mais formé par la prière et les plus redoutables austérités aux triomphes de la parole évangélique, méprisant le repos, infatigable au travail intellectuel ou manuel' ; né pour l'éloquence et doué pour cela d'une voix si pénétrante et si sonore, que le souvenir en demeura consacré comme un des dons les plus miraculeux qu'il eût reçus de Dieu*; franc et loyal, original et puissant dans ses paroles comme dans ses actions, dans le cloître comme dans les missions et les assemblées, sur terre et sur mer, en Irlande comme en Ecosse, toujours dominé par l'amour de Dieu et du prochain qu'il voulut et qu'il sut servir avec une droiture passionnée : voilà quel futColumba ! A côté du religieux et du missionnaire.

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