‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 147 sur 244 · Adamn., I · texte numérisé non relu

Adamn., I

à ceux-ci pour toutes les ordiuatious célébrées dans les monastères' . Mais comme la plupart desévêques avaient été élevés dans les écoles monastiques, ils conservaient pour leur berceau une vénération affectueuse qui, à l'égard d'Iona spécialement, d'où nous verrons sortir tant d'évêques, a pu se traduire en une sorte de soumission prolongée à la juridiction conventuelle de leur ancien supérieur claustral. Cinq siècles plus tard, les évêques sortis des grandes abbayes françaises de Cluny et de Cîteaux se plaisaient à professer la même subordination filiale à regard de leur berceau monastique.

D'ailleurs en ce qui touche la primauté incontestée d'Ioua sur les évêques qui y avaient pratiqué la vie religieuse ou qui venaient s'y faire sacrer après leur élection, elle s'explique par l'ascendant de Golumba sur le clergé et les populations du pays qu'il avait évangélisé, ascendant qui ne fit que s'accroître après sa mort.

Le grand abbé d'Iona laissa-t-il à ses disciples, comme son homonyme de Luxeuil, une règle monastique rédigée par lui et distincte de celle qui était suivie dans les autres monastères celtiques? On l'a souvent affirmé, mais sans preuves positives; et, dans tous les cas, il n'en reste aucun texte authentique".

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