‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 148 sur 244 · Adamn., I · texte numérisé non relu

Adamn., I

2. Colgan {Trias Thaum., p. 471) et Hœfteii [Disquisitiones mo-

Le document qu'on lui a quelquefois attribué sous le nom de Règle de Coliim-Kille ne se rapporte en aucune façon aux cénobites d'Iona et ne peut s'appliquer qu'aux anachorètes ou reclus qui vivaient peut-être sous son autorité, mais isolés, et qui ont toujours été fort nombreux en Irlande \

Un examen aussi consciencieux qu'attentif de toutes les particularités monastiques que l'on peut relever dans sa biographie" ne révèle absolument

nasiicXyX. I, tr. 8, p. 84) ont eu entre les mains le texte d'une règle attribuée à Columba et réimprimée par Reeves, en 1850, mais tous deux ont reconnu qu'elle ne pouvait s'appliquer qu'à des anachorètes. Cf. O'CuRKY, Lectures, p. 374 et 612. — L'existence de sa régie cénobitique n'a pour preuve que la mention qui en est faite par Bede dans le discours de Wilfrid à la célèbre conférence de Whilby entre les moines bénédictins et les moines celtiques, dont il sera question plus loin : « De Pâtre vestro Columba et sequacibus ejus. quorum sanctitatem vos imitari et Regulam ac prœcepta cœleslibus signisconfirmata, » etc. — Mais, d'ailleurs. \q mol Régula, si fréquent dans les vies des saints irlandais, ne peut guère s'entendre que par observance, discipline; chaque saint un peu considérable avait la sienne. Reeves a démontré que YOrdo monasticus attribué à Columba par le dernier éditeur d'Holsleinus ne remonte pas au delà du douzième siècle.

1. Les reclus ou anachorètes qui passaient leur vie dans une cellule contenant un autel pour y dire la messe, tantôt isolée, tantôt adhérente à une église (comme celle de Marianus Scotus, à Fulde), ont subsisté en Irlande pendant très longtemps. Sir Henry Piers a constaté l'existence d'un de ces reclus et décrit sa cellule, dans lecomté de Westmeath, en 1682. Reeves, Memorials of the church of S. Duilech, 1859.

2. Voir l'appendice N de l'édition de Reeves, intitulé : Institntio Hyensis. C'est un excellent résumé de tous les usages monastiques de l'époque.

rien, on fait d'observances ou d'obligations, qui soit distinct des prescriptions empruntées par toutes les communautés religieuses du sixième siècle aux traditions des Pères du désert. Mais ce qui en ressort, c'est d'abord la nécessité du vœu ou de la profession solennelle pour constater l'admission définitive du religieux dans la communauté après une épreuve diversement prolongée^ ; c'est ensuite la conformité absolue de la vie religieuse suivie par Columba et ses moines avec les préceptes et les rites de l'Église catholique de tous les siècles. Des textes incontesbles et incontestés démontrent l'existence de la confession auriculaire, l'invocation des saints, la confiance universelle en leur protection, en leur intervention dans les affaires temporelles, la célébration de la messe, la présence réelle dans l'Eucharistie, le célibat ecclésiastique, les jeûnes et les abstinences, la prière pour les morts, le signe de la croix et surtout l'étude assidue et approfondie de l'Écriture sainte - . Ainsi s'écroule la prétention avan-

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