‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 152 sur 244 · Annals of Ulster, ann · texte numérisé non relu

Annals of Ulster, ann

la propagation de la foi dans tous les pays chrétiens. On y reconnaît un vaste et continuel développement de fortes études littéraires et religieuses, bien supérieur à ce qui se voyait dans n'importe quelle contrée européenne. Certains arts même, tels que l'architecture, la ciselure, la métallurgie appliquée aux objets du culte, y étment pratiqués avec succès, sans parler de la musique qui continuait à y fleurir chez les savants comme dans le peuple. Les langues classiques, non seulement le latin, mais encore et surtout le grec, y étaient cultivées, parlées, écrites avec une sorte de passion pédantesque qui témoigne au moins de l'empire des préoccupations intellectuelles sur ces âmes ardentes. On y poussait même la manie du grec jusqu'à écrire en caractères helléniques le latin des livres d'église ^ D'ailleurs, en Irlande, plus que partout ailleurs, chaque monastère était une école et chaque écoleun atelier de transcription d'où sortaient tous les jours de nouveaux exemplaires du texte des saintes Écritures et des Pères de la primitive Église, textes répandus dans toute l'Europe, et qui se retrouvent encore aujourd'hui dans les bibliothèques du continent. On les reconnaît facilement au caractère si original et si élégant de la calligraphie irlandaise, comme aussi par l'u-

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