Vita S. GuncUeii, cil, ap. Rees, p
2. On peut consulter avec fruit l'important recueil intitulé : Lives of^.heCamhrO'British saints, ofthe Fifth and immédiate successive centuries, from ancient Welsh and Latin Mss... bythe Rev, W. Rees, M. A., etc. Llandovery, 1853. 1 vol. gr. in-8°-, ouvrage auquel il ne manque qu'un commentaire historique et géographique approprié auxlecteursétrangers. Il est tout à faitdistinct de l'ouvrage
En effleurant leur vie, comme en considérant l'ensemble des légendes et des institutions monastiques qui s'y rattachent, on reconnaît tout d'abord l'existence d'un double courant qui entraîne sans cesse les regards et les pas des Gallois de leurs montagnes natales vers TArmoriqucau Midi et vers l'Irlande à l'Ouest; comme aussi on distingue la réaction constante de ces deux contrées vers la Grande-Bretagne, d'où leur étaient venus leurs premiers missionnaires, et dont la vie religieuse et nationale se concentrait de plus en plus dans la Gambrie. L'invasion saxonne, on l'a déjà vu ^ avait jeté sur les plages de la Gaule une foule de fugitifs qui, transformés en missionnaires, avaient créé une nouvelle Bretagne invinciblement chrétienne et catholique aux portes de la France mérovingienne. Les plus célèbres d'entre ces missionnaires, Tugdual, Samson, Malo, Paul Aurélien, s'étaient formés dans les monastères cambriens, d'où étaient sortis aussi pour
très vanté par Walter sous le titre de Essay on the Welsh saints, by the Rev. Rice Rees, 1836, in-8°, que je n'ai pas pu rencontrer.
Les biographies publiées par Rees, d'après les manuscrits de la bibliothèque cottonienne, sont quelques-unes en gallois, les autres en latin; elles ont dû être non pas composées, mais retouchées à une époque postérieure à la date qu'on est dabord tenté de leur attribuer. A côté de détails évidemment contemporains et locaux, on retrouve des traces d'interpolations déclamatoires qui doivent être l'œuvre d'une postérité moins éprise que nous de la couleur locale et de l'authenticité historique.