Epist., X. 12. Ad Joann., Sijracus. Eplsc
sées aux femmes par la loi de Moïse. Grégoire interdit absolmnent les mariages entre belles-mères et beaux-fils, qui étaient en usage chez les Saxons, comme entre beaux-frères et belles-sœurs. Mais pour ce dernier cas, il ne veut pas qu'on prive de la communion les néophytes qui auraient contracté de ces mariages avant leur conversion; de peur, dit-il, qu'on ne semble les punir de ce qu'ils ont fait par ignorance , car il y a des choses que l'Eglise corrige avec ferveur, il y en a d'autres qu'elle tolère par mansuétude, ou qu'elle dissimule par prudence, mais toujours de manière à contenir le mal qu'elle supporte ou qu'elle dissimule. Il voulait, d'ailleurs, traiter les Anglais comme saint Paul les néophytes, qu'il nourrissait non de Adande solide, mais du lait des nouveaux-nés. Dans la suite de ses réponses, « il donne au lit nuptial ces lois sévères qui font la sainteté, et aussi la vigueur, la fécondité de la famille chrétienne ' . » Il n'admet pas que l'on doive écarter de l'Église la femme qui vient d'enfanter, et qu'on lui fasse ainsi un crime de ce qui est sa peine.
Mais il s'élève avec énergie contre l'usage pervers des mères qui ne veulent pas être nourrices, et dédaignent d'allaiter les fils qu'elles ont enfantés. Il cherchait ainsi à imprimer dans le cœur de l'épouse saxonne tous les devoirs de la femme, en même