‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 195 sur 244 · Epist., XI, 64. . r · texte numérisé non relu

Epist., XI, 64. . r

tainos dissidences qui, étrangères à toutes les grandes vérités de la foi chrétienne, comme à toute idée d'une église nationale ou schismatique , n'en élevaient pas moins une barrière redoutable entre le clergé breton et les missionnaires romains.

Tout annonce qu'Augustin se montra toujours digne de comprendre et d'appliquer les préceptes de son maître et de son ami. Aucun trait de sa vie venu jusqu'à nous n'indique en lui une résistance ou une dérogation aux règles tracées par la prudence et la charité de Grégoire. Il y fut aussi fidèle qu'en tout le reste dans ses relations avec les évèques bretons soumis par le pape à sa juridiction. Un rapide aperçu de ce conflit nous mettra à même de protester contre les accusations injustes et calomnieuses dont il a été l'objet, et de prouver qu'il fut exclusivement guidé par le désir légitime de faire disparaître les dissidences qui nuisaient à l'unité des efforts nécessaires pour la conversion des Saxons.

En quoi consistaient ces dissidences entre Rome et les chrétientés celtiques de la Gambrie, de l'Hibernie et de la Galédonie, qui tiennent une si grande place dans l'histoire religieuse du sixième et du septième siècle, que le zèle irritable et hautain de saint Golomban avait transportées en France, et dont il fatiguait le pape saint Grégoire * , pendant qu' Augus-

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