‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 206 sur 244 · Lappenberg, Stanley, Hook · texte numérisé non relu

Lappenberg, Stanley, Hook

et ses services, raccusant tour à tour de hauteur et de faiblesse, d'irrésolutiou et d'obstination, de mollesse et de vanité, s'attachant surtout à relever et à grossir les apparences d'hésitation et de préoccupation personnelle qu'ils démêlent dans sa vie. Permis à ces étranges rigoristes de lui reprocher d'être resté au-dessous de l'idéal qu'ils prétendent rêver et dont aucun héros de leur bord n'a jamais approché. A notre sens, les quelques ombres qui se projettent sur la noble carrière de ce grand saint sont faites pour toucher et pour consoler ses semblables , infirmes comme lui et chargés quelquefois d'une mission qu'ils estiment , comme lui , au-dessus de leurs forces. On aime à rencontrer ces faiblesses, encourageantes pour le commun des mortels, chez les artisans des grandes œuvres qui ont transformé l'histoire et décidé du sort des nations.

Sachons donc garder intactes notre admiration et notre reconnaissance pour le premier missionnaire, le premier évêque et le premier abbé du peuple anglais ; sachons applaudir ce concile qui , un siècle et demi après sa mort, décréta que son nom serait toujours invoqué dans les Litanies après celui de Grégoire, (( parce que c'est lui qui envoyé par notre père Grégoire a le premier porté à la nation anglaise le sacrement du baptême et la découverte de la céleste patrie ' . »

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