‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 34 sur 244 · Vita, c · texte numérisé non relu

Vita, c

(( femmes et les enfants^ ? » On ne voit pas cependant qu'il ait jamais combattu pour le droit à main armée, comme plus d'un abbé des temps ultérieurs. Mais, à la tête de cinquante religieux, qui chantaient des psaumes et des hymnes, et lui-même, une harpe à la main, il marchait au-devant des exacteurs, des pillards, des tyrans ou de leurs satellites; et s'il ne parvenait pas à les arrêter et à leur faire rendre gorge, il appelait sur leurs têtes un châtiment surnaturel et exemplaire. Tantôt les agresseurs étaient engloutis tout vivants dans une fondrière qui s'ouvrait tout à coup sous leurs pieds, et l'abîme restait béant à jamais, pour servir d'avertissement aux tyranneaux de l'avenir-. Tantôt ils étaient frappés de cécité et erraient à tâtons dans les campagnes qu'ils étaient venus dévaster. Tel fut le sort du prince dont les émissaires avaient enlevé la fille d'un des intendants de Cadoc, à qui sa fraîche beauté avait valu le nom d'Aval-Kain, ou Fraîche comme la pomme; tous les proches de la jeune personne étaient montés à cheval et, donnant partout l'alarme en sonnant du cor, avaient poursuivi les ravisseurs et les égorgèrent tous à l'exception d'un seul qui alla conter la catastrophe à son maître. Celui-ci revint avec une troupe bien

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