Lynch, Ccuiibrensis Eversus, t. II, p. 11, éd. Kelly
5. Canon tiré d'un Ms. d'Armagh qu'on croit de la main même de Patrice et publié par O'Cuurv, Lectures on the manuscript materials of Irish History, p. Gll. — Toutes les découvertes de l'archéo-
moins avéré que des moines gallois et bretons furent les collaborateurs et surtout les successeurs de Patrice en Irlande, qu'ils accaparèrent en quelque sorte son oeuvre et qlie l'Église de cette île s'organisa et se développa sous leur influence, grâce à cette émigration continuelle qui s'opérait de Cambrie en Hibernie, et d'Hibernie en Cambrie, dont les preuves se trouvent à chaque page des annales du temps.
C'est à saint David , le grand moine-évêque du pays de Galles, que les annales des deux Eglises attribuent la principale part dans l'étroite union des deux monachismes irlandais et breton. Nous avons déjà dit que le monastère épiscopal qui a gardé son nom a pour site un promontoire qui sort des flancs de la Grande-Bretagne comme pour s'élancer vers l'Irlande : la légende raconte que, debout sur ce promontoire, Patrice, en proie à un accès de dépit et de découragement, avait eu une vision consolante et embrassé d'un seul regard toute la grande île dont Dieu lui réservait la conversion ' .
David, né d'une mère irlandaise-, mourut dans les bras d'un de ses disciples irlandais. Un autre de ses disciples fut longtemps célèbre à cause du service qu'il avait rendu à l'Irlande en y introduisant
logie et de la théologie contemporaine confiinient l'union de l'Église primitive d'Irlande avec TÉglise romaine.