‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 54 sur 244 · Voir tome II, livre ix, chap · texte numérisé non relu

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3. On y voit encore les ruines d'une église dont on lui attribue la

lac que traverse la Boy le avant de se jeter dans le Shannon. Il leur confiait le soin de rédiger les annales monastiques et provinciales pour être ensuite déposées dans le chartrier de la communauté ; mais surtout il les faisait chanter pour sa propre délectation et celle de ses religieux , et ceux-ci lui adressaient de vifs reproches, s'il lui arrivait de laisser im de ces poètes itinérants s'éloigner sans l'avoir invitée faire entendre ses chants en s'accompagnant de la harpe ^ .

Le moine Columba fut donc poète ; après Ossian et son glorieux homonyme des Vosges, il ouvre la série des deux cents poètes irlandais dont la mémoire et les noms, à défaut des œuvi^es, sont restés chers à F Irlande. Il écrivait ses vers, non seulement en latin, mais encore et surtout en irlandais. Il ne reste de lui que trois poèmes latins ; mais, il y a deux siècles, on avait encore onze de ses poèmes irlandais-, qui tous n'ont pas péri, et dont

fondation. A deux milles de cet îlot, et au bord de la cascade que forme laBoyle en se jetant dans le lac (Loch-Key), s'élevait un autre monastère fondé par lui et qui devint, en 1161, une abbaye cistercienne assez célèbre, sous le nom de Boyle.

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