‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 64 sur 244 · Ici, II · texte numérisé non relu

Ici, II

ses parents, ait essayé de le retenir; mais quand il fit part à ses disciples de son émigration, douze d'entre eux se décidèrent à le suivre. Le plus ardent de tous fut un jeune religieux, nommé Mochonna, fils du roi provincial de l'Ulster. En vain Columba lui représentait qu'il ne devait pas abandonner ses parents ni le sol natal, a C'est toi, » répondit le jeune homme, « c'est toi qui es mon père; l'Eglise (( est ma mère, et ma patrie est là où je pourrai « récolter la plus ample moisson pour le Christ . » Puis, afin de rendre toute résistance impossible, il fit tout haut le vœu solennel d'abandonner son pays et de suivre Columba : « Je jure de te suivre (( partout où tu iras, jusqu'à ce que tu m'aies mené (( au Christ, à qui tu m'as consacré^ . » C'est ainsi, dit son historien, qu'il s'imposa plutôt encore qu'il ne s'offrit pour compagnon au grand exilé qui, dans le cours de sa carrière apostolique chez les Pietés, n'eut point d'auxiliaire plus actif et plus dévoué.

Columba accepta non sans douleur, comme on le verra, mais sans résistance, l'arrêt de son ami. Il consacra le reste de sa vie à expier ses fautes par un exil volontaire et par la prédication de la foi aux païens. Jusqu'ici nous n'avons pu démêler qu'avec peine les principaux événements des qua-

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