‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 82 sur 244 · Adamn., I · texte numérisé non relu

Adamn., I

MOINES d'oCC, III. 10

grands cris de l'autre côté de l'étroit bras de mer qui sépare lona de Tîle voisine de Mull. Ces cris étaient le signal convenu pour ceuxqui voulaient être admis à loua et qu'il fallait envoyer chercher dans une barque du monastère ' . Parmi ceux que cette barque amenait, quelques-uns ne désiraient que des secours matériels, des aumônes ou même des médicaments; mais la plupart demandaient à faire pénitence et à passer un temps plus ou moins long dans le nouveau monastère. Golumba savait soumettre leur vocation â de longues épreuves. Une fois seulement on le vit imposer en quelque sorte le vœu monastique à deux pèlerins au moment même de leur arrivée, parce qu'un instinct surnaturel lui avait révélé et leurs vertus et leur mort prochaine ".

L'étroite enceinte d'Iona devint bientôt trop resserrée pour cette foule croissante, et de cette petite colonie monastique sortirent successivement un essaim de colonies analogues qui allèrent implanter, dans les îles voisines et sur le continent de la Calédonie, des communautés filles d'Iona et soumises à l'autorité de Golumba.

Les anciennes traditions lui attribuent la fondation de trois cents monastères ou églises tant enCalédonie qu'en Hibernie, dont cent dans les îles ou sur lesri-

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