‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 91 sur 244 · Id., II · texte numérisé non relu

Id., II

3. Les devoirs réciproques des nourriciers et de leurs nourrissons (Fosterage) étaient minutieusement réglés par les lois des Bretons.

Au douzième siècle, Giraldus Cambrensis remarquait encore que, <'liez les Irlandais, les frères et les sœurs de lait étaient unis par un lien plus fort et plus tendre que les frères et les sœurs du môme sang. Le docteur Lynch, dans son Cambrensis Eversus (d'abord publié en 1662 et réédité par le professeur Kelly en 1850), s'étend sur l'importance du lien qui unissait les princes et tes seigneurs irlandais à leur père nourricier et à leurs frères de lait; il rappelle Mardochée, V? père nourricier d'Estber; Clitus, le frère de lait d'Alexandre le Grand, parmi divers exemples de l'bistoire sainte et profane à l'appui de sa Uîèse. Son nouvel éditeur affirme (t. II, p. 141, 162) qu'au concile de Trente, l'évèque irlandais de Raphoë, Donald Mac Congal, démontra que le fosterage et le gossipred (cognatio spiritualis) étaient la principale sauvegarde de la paix publique en Irlande.

religion nouvelle , le druide écarta durement et obstinément la prière de Golumba. « Eh bien, » lui dit l'apôtre en présence du roi, ce apprends, Broïchan, (( que si tu refuses de rendre la liberté à cette capce tive étrangère , tu mourras avant que je sorte (( de cette province. » Cela dit, il sortit du château, se dirigeant vers cette rivière de Ness qui figure si souvent dans son histoire. Mais il est bientôt rejoint par deux cavaliers qui viennent lui annoncer de la part du roi que Broïchan, victime d'un accident providentiel, était à l'agonie et tout disposé à mettre en liberté la jeune Irlandaise. Le saint ramassa au bord de l'eau un caillou qu'il bénit et qu'il remit à deux de ses religieux, avec l'assurance que le malade guérirait en buvant de l'eau où cette pierre aurait trempé, mais seulement à la condition expresse que la captive serait déliATée. Elle fut aussitôt remise aux compagnons de Golumba et retrouva ainsi sa patrie en même temps que sa liberté i.

Le druide guéri n'en demeura pas moins hostile à l'apôtre. Comme les mages de Pharaon, il voulut susciter contre le nouveau Moïse les résistances de la nature. Au jour fixé pour son départ, Columba, en arrivant, suivi d'une foule nombreuse, au lac étroit et allongé d'où sort la Ness et où il devait

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