Ibid., c
dont le dard peut traverser jusqu'au cuir des sangliers ^ Lui aussi écrit une règle à F usage des solitaires qui vivaient en foule autour de lui, et dont l'abstinence rigoureuse est constatée par le sort d'une grappe de raisins nouveaux offerte par un voyageiu* à saint Macaire. Malgré son désir d'en goûter, il la remet à un de ses frères, qui était au travail et qui en avait aussi grande envie, mais qui l'offre à un autre, lequel la cède à un troisième. Le grappe tentatrice passa ainsi de main en main, et fit tout le tour de la communauté, jusqu'à ce qu'elle revînt aux mains de Macaire, qui rendit grâces à Dieu de cette mortification miiverselle, et rejeta le raisin loin de lui.
Ces deux patriarches des déserts occidentaux de FÉgypte vivaient beaucoup ensemble; ils fiu*ent exilés ensemble par les ariens qui redoutaient leur zèle pom^ l'orthodoxie. Ils traversaient ensemble le Nil sur un ponton, lorsqu'ils y firent la rencontre de deux tribuns militaires, avec un grand appareil de chevaux à brides dorées, d'équipages, de soldats, de pages couverts de bijoux. Les officiers regardèrent longtemps ces deux moines couverts de vieux habits et hmiiblement assis dans un coin de la barque. Il y avait de quoi considérer, car sur cette barque se trouvaient en présence deux