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(rOxyrynchus ^ , sur le Nil, clix mille moines et vingt mille vierges consacrées à Dieu-.
L^immense majorité de ces religieux étaient cénobites, c'est-à-dire qu'ils vivaient dans la même enceinte, rapprochés par des règles et des pratiques communes, sous un chef élu que l'on nommait partout abbé, du mot syriaque abba qui veut dire père. La vie cénobitique remplaça donc promptement et presque complètement la vie anachorétique. Beaucoup d'anachorètes, pour faire plus sûrement leur salut, rentrèrent dans la vie commime. On ne se fit guère plus anachorète qu'après avoir été cénobite, et afin de se recueillir devant Dieu pendant les dernières années de sa vie^. Aussi l'usage n'a conservé le titre de moines qu'aux seuls cénobites.
Ambitieux à la fois de réduire en servitude leur chair révoltée, et de pénétrer les secrets de la lumière céleste, ces cénobites unissaient dès lors la vie active à la vie contemplative. On connaît les travaux variés et incessants qui remplissaient leurs journées. Dans ces grandes fresques du Campo-