ROSWEYDE, p
rctagcd'en])as, où étaient les hommes : ce Voici mes émeraudes\ »
Ils n'étaient durs qu'à leur propre endroit. Ils l'étaient avec cette imperturbable confiance qui donne la victoire. Et cette victoire, ils la remportèrent complète et immortelle dans les conditions les plus défavorables. Sous un ciel de feu, dans un climat qui a toujours semblé la cause ou l'excuse du vice, dans une contrée livrée de tout temps à tous les relâchements, à toutes les dépravations, il y eut des milliers d'hommes qui, pendant deux siècles, surent s'interdire jusqu'à l'ombre d'une satisfaction sensuelle et se faire de la plus rigoureuse mortification une règle univea*selle comme une seconde nature".
Aux travaux purement manuels, aux exercices delà pénitence la plus austère, aux soins de l'hospitalité et de la charité, ils savaient mêler la culture de l'esprit, l'étude des saintes lettres. Il y avait à Tabenne une famille spéciale de lettrés qui savaient le grec. La règle de saint Pacôme faisait de la lecture de diverses parties de la Bible une obligation stricte. Tout religieux devait d'ailleurs savoir lire et