‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 113 sur 219 · De vais Patrum, i · texte numérisé non relu

De vais Patrum, i

son père, do disposer de toute sa fortune au profit despamTes, des orphelins et des églises, d'affranchir et de doter tous ses esclaves, de remettre aux colons de ses domaines paternels toutes les redevances, et enfin de prier pour elle avec l'impératrice. Celle-ci dit à son mari en lisant la lettre : (( Vraiment cette fille est de race impériale. » Les volontés de la jeune héritière furent exécutées. Elle resta donc dépouillée de tout dans son monastère égyptien, elle y vécut depuis l'âge de douze ans jusqu'à trente, occupée aux plus rudes travaux, à balayer les chambres des sœurs, à porter de Teau et du bois à la cuisine, des pierres même pour les constructions, à cuire le pain dans le grand four de la communauté, à soigner les enfants malades et les pauvres folles que l'on amenait aux religieuses, comme à la source de tous les remèdes. Tous ces mérites ne la préservèrent pas des épreuves, des tentations, des calomnies qui sont le partage des saints, et qui la poursuivirent jusqu'au jom^ où on l'enterra dans le tombeau où l'attendait sa mère^ . Hâtons-nous de fermer le volume d'où sortent ces récits trop attachants et poursuivons notre, marche rapide à travers ces premiers siècles de la gloire monastique, que les siècles suivants ne feront qu'étendre et grandir.

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