MOEHLLR, p. 220, MOINES T)'OCC., I
chrétiens dans Icnrs déserts \ Et ce n'était pas seulement le salut des âmes qui le préoccupait : les souffrances, les besoins matériels de ses semblables excitaient toute sa sollicitude. Du haut de cette fameuse colonne, où il apparaissait comme sur un trône de justice et de miséricorde, le saint voyait, à sa voix, les créanciers remettre aux pauvres leurs dettes, les maîtres affranchir lem*s esclaves, les nautoniers venir lui rendre grâces de les avoir protégés sur mer. Il y donnait audience aux indigents et aux opprimés, aux veuves et aux orphelins de tous les pays d'alentour; il y recevait les plaintes des ouvriers teinturiers d'Antioche maltraités par leur préfet ; il en expédiait des réprimandes, toujours suivies de châtiments surnatm^els quand elles n'étaient pas écoutées, à ce préfet impérial, au mhiistre tyrannique d'une reine d'Arabie, au comte d'Orient, qui trônait à Antioche pour le compte de l'empereur Léon l'Ancien ; il y répond enfin à cet empereur lui-même, qui l'avait consulté sur les décisions du concile de Ghalcédoine -.
Avec de tels hommes pour chefs et pour maîtres, les moines surent répandre leur genre de vie, en