‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 121 sur 219 · TfiÉoDouET, Philothxus, c · texte numérisé non relu

TfiÉoDouET, Philothxus, c

3. On trouve un bon résumé de la vie et de l'influence de saint Siméon et des Stylites, en général, dans Y Histoire du pontificat de saint Léon le Grand, par Alex, de Saint-CnÉRON. Paris 1846, t. II, p. 161-191.

même temps que les enseignements de la foi, clans toute la Mésopotamie, en Arménie, et au delà de l'Eupbrate jusqu'en Perse et dans l'Inde ^ , et Fou voyait arriver par troupes des religieux originaires de ces régions lointaines pour se mêler aux pèlerins de l'Occident, de FAfrique et de l'Asie Mineure, qui venaient adorer à Jérusalem les vestiges de la passion du Sauveur -.

Ils furent parmi ces peuples idolâtres non seulement les missionnaires, mais souvent aussi les martyrs de la foi. Un jour que les fils du roi des Perses étaient à la chasse, on leur amena trois moines qui s'étaient trouvés pris dans un de ces immenses filets que les veneurs royaux tendaient sur la surface de toute une contrée. A la vue de ces hommes velus et quasi-sauvages, les princes demandèrent à l'un d'eux s'il était un homme ou un esprit ^ . Le moine répondit : (c Je suis un (( homme et un pécheiu* qui suis venu ici pour « pleurer mes péchés et adorer le Fils du Dieu « vivant. » Les princes répliquèrent qu'il n'y avait pas d'autre Dieu que le soleil : là-dessus une controverse s'engage et se termine par le supplice des trois solitaires, que les jeunes princes s'amusèrent

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