‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 124 sur 219 · s. Gregor. Nazianz., p · texte numérisé non relu

s. Gregor. Nazianz., p

no LES PRÉCURSEURS MONASTIQUES

certaine condescendance pour l'erreur, et il fallut qu'Athanase le défendît par deux épîtres mémorables contre les accusations de ces esprits outrés, que l'on retrouve dans tous les siècles, pusillanimes au moment du péril, farouches et implacables avant et après l'orage.

Les moines qu'il avait formés furent les plus utiles auxiliaires de Torthodoxie contre les ariens et les semi-ariens, ennemis de la divinité de Jésus- Christ et du Saint-Esprit. Ils exercèrent sur tout le clergé la plus salutaire influence. Aussi continua-t-il à les gouverner et à les propager, comme prêtre et comme évêque. Il les regardait comme le plus riche trésor de son diocèse. Il les appela dans sa ville épiscopale, puis parcourant les bourgs et les campagnes du Pont, il renouvela la face de cette province en réunissant dans des monastères réguliers les religieux isolés, en y réglant l'exercice de l'oraison et de la psalmodie, le soin des pauvres, la pratique du travail, en ouvi^ant de nombreux couvents de vierges^ . Il devint ainsi le premier type de ces moines-évêques qui furent plus tard les protecteurs, les bienfaiteurs de toute l'Europe et les créateurs de la civilisation chrétienne en Occident. Il semble avoir eu surtout pour but de réunir la vie active à la vie contemplative et de rapprocher

Page 1