‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 128 sur 219 · Mœhleb, op. cit., p · texte numérisé non relu

Mœhleb, op. cit., p

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leur corps, la guerre qu'ils déclaraient à la nature, tout cela était l'antipode de la sagesse hellénique. Ce qu'il restait de beaux esprits dans cette société décrépite s'exerçait à leurs dépens. Le rhéteur Libanius^ les poursuit de ses moqueries, les accuse de faire consister leur vertu à se vêtir de deuil, et croit les injurier en les quahfiant ({'hommes noirs-. Le sophiste Eunapius gémit aussi de ce qu'il suffisait, selon lui, de se produire en public avec un habit noir, pour y exercer impunément une autorité tyrannique : il dépeint les moines comme des gens dont la vie était non-seulement base, mais criminelle^. On comprend quel écho tous ces sarcasmes devaient réveiller au sein de la corruption des deux Romes. Mais, au milieu de ces vaines protestations d'un monde vaincu, ceux qui poussaient le plus loin la colère et la rancune contre les religieux étaient les riches et les pères de famille qui voyaient leurs enfants et leurs héritiers les abandonner pour s'ensevelir dans la solitude et la pénitence; car c'était déjà alors, comme cela s'est toujours vu depuis, au sein des familles

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