EuN^p., in Adesio, Vit. philos., c
les plus opulentes que se consommaient ces sacrifices.
Les ariens étaient encore plus implacables que les païens. Ces ennemis de la divinité du Christ tendaient en tout à abaisser, à dégrader, à restreindre l'esprit du christianisme. Gomment la vie monastique, qui en était le plus magnifique développement, n'eût-elle pas excité lem^s fureurs? Aussi la guerre entre eux et les moines fut-elle longue et cruelle. Ils eurent pour complices les empereurs. a persécution, que le paganisme avait eu à peine le temps de rallmner à son profit sous Julien, fut impitoyable sous l'arien Constance, et plus habile, sans être plus victorieuse, sous l'arien Yalens. Du temps de Constance, on brûlait en Egypte les monastères avec les moines qui y étaient enfermés, et après la mort d'Athanase, lors de l'effroyable persécution que l'intrus Lucius, imposé par Valens, fil éclater à Alexandrie, ime troupe de soldats impériaux alla ravager la solitude de Nitrie et massacrer ses habitants \ On cite vingt-trois moines et onze évêques, tous enfants du désert, parmi les confesseurs de la foi orthodoxe qui furent alors condamnés aux mines ou à la déportation," On sait quelle était la servitude des infortmiés riches que la