TUÉODORET, IV
législation impériale condamnait à remplir, sous le nom ihcuriales et àa décurions, des fonctions municipales et à rester perpétuellement responsables envers le fisc. En ce siècle d'enchaînés, cette chaîne semblait de toutes la plus dure^ Plusieurs cherchaient à la briser en se réfugiant dans la servitude volontaire du cloître. Les ariens profitèrent de ce prétexte pour suggérer à Tempereur Yalens une loi qui ordonnait au comte d'Orient de fouiller les déserts de la Thébaïde, et d'en arracher ces gens, qu'il qualifie de lâches déserteurs, pour les ramener à leur corvée civique". Une autre loi du même empereur, inspirée par le même esprit, prétendit astreindre les moines au service militaire, et l'on assommait à coups de bâton ceux qui refusaient de s'enrôler. Nitrie en vit encore immoler un grand nombre pour ce motif. La plupart des magistrats exécutaient avec bonheur les ordres souverains, et l'on voyait partout des moines enlevés à leurs retraites, traqués, emprisonnés, battus et en butte aux vexations les plus tyranniques' . Ces cruautés légales encouragèrent les violences des particuliers, qu'animait la haine de la foi de