CoD. Theod., 1. XVI, tit
Plus tard Glirysostome, dont nous n'entreprendrons pas de raconter la vie, fut élevé sur le siège de Gonstantinople (398). Il y conquit par Tliéroïsme de son long martyre l'admiration de toute l'Église ; il y employa toute son autorité à protéger les moines comme aussi à maintenir la régularité dans l'Ordre. D'une main, il reprenait sévèrement les moines vagabonds qui échappaient à la discipline en prétendant conserver l'extérieur et le respect dû à leur profession; de l'autre, il entrait en relations avec les moines qui se trouvaient déjà parmi les Goths* , dont l'empire commençait à être inondé, et il envoyait des religieux jusqu'en Phénicie pour travailler à Textirpation du paganisme dans cette contrée.
Et cependant ce grand champion de l'honneur et de la liberté des moines n'était pas destiné à trouver chez tous la reconnaissance qu'il méritait. Dans ces luttes violentes contre les abus et les injustices du régime spirituel et temporel de la société byzantine, qui lui ont valu d'être traité de démagogue par l'historien Zosime, qui enflammèrent contre lui l'imbécillité jalouse de l'empereur Arcadius, l'orgueil blessé de l'impératrice Eudoxie, les fureurs intéressées des riches et des courtisans, et qui le firent deux fois chasser de son siège patriarcal,