‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 135 sur 219 · Ep. 14 et · texte numérisé non relu

Ep. 14 et

Ghrysostome avait su conquérir les sympathies du peuple souvent insurgé pour lui. Mais il lui fallut constamment lutter non seulement contre des évêques simoniaques, contre un clergé ser^dle, mais encore contre les moines trop souvent mêlés aux intrigues et aux violences dont il fut la victime. Il nous a lui-même raconté comment, pendant les cruelles fatigues de son exil, le court intervalle de repos hospitalier qu'il espérait goûter à Gésarée fut troublé par une horde de moines ou plutôt de bêtes féroces, apostés par un évêque courtisan, qui firent peur au clergé et même aux soldats delà garnison, et réussirent à le chasser de la ville au miheu des ardeurs de la fiè\Te dont il était dévoré et au risque de le faire tomber entre les mains des brigands isauriens, qui ravageaient la contrée \ Mais ces violences de quelques malheureux indignes du nom et de la robe qu'ils portaient ne lui arrachèrent aucune récrimination, ni surtout aucune rétractation des éloges qu'il avait jusqu'alors prodigués aux vrais moines. Il avait Pâme trop juste et trop haute pour que cette injure personnelle lui fît oublier tous ces exemples de courage et de vertu monastiques dont sa mémoire était chargée. Il aimait surtout à se rappeler qu'il avait vu les solitaires d'Antioche, dont il avait été le disciple et l'avocat, quitter leurs

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